DIDGERIDOO MASSAGES... Une clé vers la métamorphose du coeur... 
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Le Didgeridoo

 

C'est un instrument de musique qui prend place dans la culture des aborigènes d'Australie depuis environ 40 000 ans. Ils en jouent pour accompagner des chants lors de fêtes ou de cérémonies (les corrobores), dans la plupart des tribus et uniquement par les hommes à cause de sa forme phallique.

Fabriqué à partir d'une branche d'eucalyptus creusée naturellement par des termites, l'embouchure de l'instrument est formée par de la cire d'abeille modelée pour obtenir une bonne étanchéité et une protection pour les lèvres.

La technique pour jouer au didgeridoo consiste à émettre dans la colonne d'air, une vibration en soufflant tout en faisant vibrer les lèvres. Le joueur provoque un bourdon appelé la note fondamentale, la langue est utilisée pour apporter des harmoniques au bourdon de base. Il peut aussi pousser des cris imitant différents animaux.

Le mot didgeridoo ne vient pas des Aborigènes, mais des premiers colons qui dirent en entendant le didgeridoo : «Quels sons étranges ! On dirait qu'ils disent di- ge- ri- doo». Les aborigènes utilisent plus souvent les termes Yidaki, Yaraki, Magu, Kanbi, Ihambilbilg etc.

L'instrument est utilisé pour des musiques traditionnelles, mais aussi d'autres musiques bien plus contemporaines, comme le font par exemple les groupes Jamiroquai, Dr Didg ou encore Yothu Yindi. Alors, n'hésitez pas à jouer avec d'autres instruments, un groupe de rock, pop, métal, techno ou tout autre type de musique.

 

Les légendes

 

Au Dreamtime, les oiseaux étaient des êtres humains, ils portaient toujours sur eux les quelques objets qu'ils possédaient. Le Giddabush (l'oiseau à longue queue en langue aborigène) était le joueur de didgeridoo. Il avait toujours sur lui son instrument, et lorsqu'il n'en jouait pas, il se le ficelait sur les hanches.
Il était toujours accompagné de la pie-grièche (le chanteur et joueur de clap sticks) et de la pie alouette australienne (le danseur). Tous trois en jouant, chantant et dansant donnèrent un nom à toutes les choses qui de ce fait, furent créées : les montagnes, les arbres, l'herbe, les animaux et le hommes...

Une fois le monde créé, ils ont transmis aux hommes le didgeridoo, les clap sticks, les chants et les danses. Depuis ce temps-là, tout s'est transmis de génération en génération.

Un des grands ancêtres à l'époque du Dreamtime, Bur Buk Bonn, voulut donner le feu aux hommes. Il ramassa des branches et les alluma. Remarquant dans les flammes une branche creuse où vivaient une colonie de termites, il la sortit du brasier. Il souffla dans la cavité pour expulser les insectes du bois incandescent et pouvoir ainsi les sauver.
Son souffle produisit dans la branche un son magnifique et profond. Le didgeridoo était né. Et les termites, propulsés dans le ciel, allèrent créer les étoiles.  

Il y a longtemps, les hommes d'une tribu, cherchant de la nourriture dans la brousse, découvrirent que des petits animaux se cachaient dans les troncs creux. Donc en secouant ces derniers, ils purent les faire sortir et les attraper.

Un jour, un homme de la tribu souffla dans une grosse branche creuse pour en faire sortir les termites et fut agréablement surpris du son qui en sortit. Il continua de souffler. Lorsqu'il regarda autour de lui, il vit ses compagnons danser et applaudir au rythme du son.
Depuis lors, le didgeridoo trouva sa place dans les chants et danses de la tribu.

Un raz de marée était annoncé sur une côte australienne. La population fuyait affolée, mais des Aborigènes ne voulurent pas céder à la panique. Ils firent passer le message entre populations aborigènes de la région : chacun devait venir avec son didgeridoo.
Quand l'immense vague apparut à l'horizon, ils étaient plusieurs centaines de joueurs, alignés sur le rivage, leurs didgeridoo tournés vers la mer. La muraille d'eau s'approchait. Soudain une clameur gigantesque s'éleva de tous les didgeridoo jouant ensemble.
La vague sembla ralentir sa progression. Elle s'immobilisa et parut hésiter, toujours menaçante. Enfin elle repartit lentement vers la haute mer, puis disparut.

 

Les femmes d'une tribu étaient sorties ramasser et empiler du bois pour le feu. Une branche morte était creuse, mais elles ne le savaient pas à ce moment-là. Quand le vent commença à souffler dans la journée, un son étrange fut entendu. Les membres de la tribu cherchèrent d'où venait ce bruit et découvrirent qu'il sortait de cette branche creuse.
Ils pensèrent que si le vent faisait un son pareil à travers une branche creuse, ils pouvaient le reproduire eux aussi...

 

Les premières enjambées

 

Pour obtenir le bourdonnement, posez vos lèvres contre l'embouchure et faite vibrer vos lèvres dans l'embouchure en faisant des «pffrrrr» ! N'ayez pas peur de faire des bruits bizarres avec l'instrument. Economiser votre souffle, ainsi vous réussirez plus facilement les premières vibrations sonores. Vous n'avez besoin que d'une petite quantité d'air pour lancer la vibration. Imaginer vous en train de gonfler un ballon. Les lèvres ne bougent pas sur l'embouchure. La mâchoire ne bouge que lorsque vous en avez le besoin, comme une pompe avec la langue qui claque contre votre palet. Tous les autres sons, vous les découvrirez avec l'utilisation de votre langue, gorge, voix, poumon, ventre.

 

Sur le bon chemin

 

Prenez une grande inspiration, relaxer vous au maximum afin de laisser les tensions s'évanouir et souffler le plus tranquillement possible. Ressentez les vibrations de vos lèvres. Les lèvres serrées, celle du bas en avant dans l'embouchure. Ne quittez pas l'embouchure, inspirez l'air par le nez. Utiliser la langue et dites didgeridoo en bougeant le moins possible pour ne pas perdre le bourdon. Vous devriez ressentir la vibration du didgeridoo dans tout votre corps, toutes vos cellules. Ecoutez ce bourdon émanent de votre ventre et de vos poumons.
Utilisez la langue et dite ces voyelles O-U-I . Faites aussi des iiiii, c'est très difficile au début mais cela viens vite. Entraînez vous toujours en dehors de l'embouchure pour enregistrer les mouvements de votre langue. Elle est reculée dans la bouche.
Garder confiance, avec de l'entraînement tout arrive.

 

 Le début d'un voyage

Pour d'autres sons, utilisez les cordes vocales, commencez avec le e é ko ké ka ku re rrrrr lllllllllrrrrrr etc...laissez venir à vous votre imagination, votre créativité. Vous découvrirez un autre monde pendant le jeu. Essayez de crier doucement dans le didgeridoo, mais de façon très lente. Le fond de votre gorge devrait vibrer.
Utilisez le diaphragme pour faire varier la puissance du débit d'air. Poussez par petits et grands à-coups.

 

Le plaisir du jeu

Il y a beaucoup de raisons de jouer : implorer vos dieux pour méditer, vous relaxer, pour votre souffle, et votre concentration, voyager, rencontrer des personnes.
Le didgeridoo est un instrument pour lequel certaines personnes sont faites au même titre que le violon ou le piano, si vous êtes l'une de ces personnes, c'est une raison suffisante pour continuer à jouer.

 

La réspiration circulaire

 

Quand le premier bourdon commence dans le didgeridoo, la frustration de couper le son arrive rapidement, c'est pour cela que la technique de la vibration continue est utilisée. Quand vous reprenez votre souffle au bout de 10 à 15 secondes la vibration coupe. Vous devez alors apprendre la respiration circulaire.

Une fois enregistrée, la méthode deviens très agréable, mais l'apprendre peut prendre beaucoup de temps pour certaines personnes. Elle demandera des dizaines d'heures d'apprentissage et de pratique avant de pouvoir correctement la contrôler.

Pendant que vous jouez et que le bourdon sonne, alors vous devez gonfler vos joues, un peu comme un poisson lune. Une fois les joues gonflées, bloquer le larynx et en même temps, utiliser les muscles de vos joues pour expulser l'air à la place des poumons ou du ventre. N'oubliez pas d'inspirer par le nez. Prenez votre temps. Au début le son est irrégulier et se coupe et c'est tout à fait normal, vous aurez besoin de beaucoup d'entraînement pour réussir et enclencher correctement la respiration continue. Une fois les joues creuses, les poumons reprennent le relais pour continuer le bourdon, jusqu'à la prochaine inspiration.

Vous devez inspirer la même quantité d'air expulsée par vos joues. Il doit y avoir comme un équilibre avec votre souffle.

Tous les moments de la journée sont bons pour vous entraîner, la voiture, au travail, dans un ascenseur etc...

Le bourdon change pendant le cycle de la respiration, ce qui crée une première rythmique, la votre...

 

L'embouchure

Parfois, vous n'aurez pas besoin d'une nouvelle embouchure, celle du bois vous suffira. Mais souvent, il faudra en confectionner une vous même avec de la cire. Il existe différentes cires :

- la cire d'abeille pour l'entretien de boiseries ou de parquets n'est pas vraiment adaptée pour une embouchure de didgeridoo. Elle se déforme au bout d'un petit moment.

- La cire à épiler est très cassante une fois refroidie, il faudra donc être très précautionneux si on fait ce choix.

- la cire blanche de pharmacie (en rondelle, mais pas en paillette) et la cire jaune d'apiculteur (que l'on trouve souvent sur les marchés) conviennent très bien.


Le travail de la cire

Il existe deux méthodes de travail de la cire pour faire une embouchure de didgeridoo :

+ La cire fondue :

C'est la meilleure méthode des deux, car elle donne la meilleure adhérence de la cire au bois, elle peut néanmoins être combinée avec la deuxième méthode en cas d'embouchure ayant un diamètre important (travaillez d'abord un boudin de cire, puis solidifiez l'embouchure par quelques trempages.


- placez la cire dans un récipient métallique (je vous conseille une boîte de conserve) et faites la chauffer au bain marie. La cire devient alors liquide (la cire ne doit pas être trop chaude pour être manipulée).
- posez ensuite la casserole à terre et trempez l'embouchure quelques secondes.
- après qu'une mince pellicule de cire s'y soit déposée, sortez le didgeridoo et laissez la cire se refroidir et durcir.
- cette opération est à renouveler jusqu'à que l'épaisseur de la cire soit suffisante. Si la cire commence à se figer, remettre la casserole à chauffer.
- donner peu à peu la forme que vous souhaitez à l'embouchure lorsque la cire est encore suffisamment chaude pour être modelée.


+ La cire ramollie

C'est la méthode la plus rapide :

- faire ramollir la cire dans de l'eau chaude (mais pas trop, de l'eau sortant du robinet après avoir coulée quelques minutes suffit) ou à l'aide d'un sèche-cheveux. La cire doit être malléable.
- étirer la cire pour en faire une sorte de boudin de la longueur du diamètre du didgeridoo. Attention à ne pas trop malaxer, car la cire deviendrait fragile au bout d'un moment.
- sécher le boudin, car la cire mouillée adhère moins sur le didgeridoo.
- posez le boudin sur l'embouchure du didgeridoo et faites pénétrer la cire dans le bois. Rabattez la cire sur les parois internes et externes en chassant l'air qui pourrait se trouver entre la cire et le bois.
La forme à donner à l'embouchure est à trouver par vous même, selon votre type de jeu, votre bouche, votre didgeridoo.

 

Tutorial sonore

Voici pour vous aider dans vos premiers pas avec le Didgeridoo,
des fichiers mp3 avec les sons de bases:

 Bourdon de Base

 Bourdon de Base Suite

 La Langue

 Les Syllabes

 Rythme De Base

 La Respiration Circulaire

 Le rebond

 Les Cris

 

 


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