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Des vibrations empêchent le développement de l'obésité chez les souris

Photo AP

Lors d'une série d'expériences sur de jeunes souris, des chercheurs ont démontré que les souris placées sur une plate-forme vibrante pendant 15 minutes chaque jour pendant 15 semaines avaient accumulé 30% de graisses en moins qu'un groupe de souris positionnées sur une plate-forme immobile.
Agence France-Presse

Chicago, États-Unis

Des vibrations de faible intensité peuvent empêcher le développement de l'obésité chez les jeunes souris, selon une étude publiée lundi.

Selon ces travaux préliminaires, l'exercice physique qui permet de brûler des calories n'est pas le seul moyen de prévenir la prise de poids, au moins chez les jeunes.

Une stimulation mécanique permettrait aussi d'empêcher l'accumulation de graisses en influençant le développement des cellules souches pour qu'elles deviennent des cellules musculaires ou osseuses plutôt que des cellules de graisse.

Si cette découverte peut être appliquée à l'homme, elle pourrait avoir des implications sur la prévention de l'obésité chez l'enfant, expliquent les auteurs de cette étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

«Tout le monde pense que l'obésité est un dérèglement du métabolisme ou du phénomène d'élimination des graisses mais notre étude suggère qu'il y aurait aussi un élément de développement», écrit Clinton Rubin, professeur de bio-ingénierie de l'Université Stony Brook dans l'État de New York.

Lors d'une série d'expériences sur de jeunes souris, M. Rubin et son équipe ont démontré que les souris placées sur une plate-forme vibrante pendant 15 minutes chaque jour pendant 15 semaines avaient accumulé 30% de graisses en moins qu'un groupe de souris positionnées sur une plate-forme immobile.

«Cela pourrait être un moyen non-pharmaceutique de contrôler une propension à l'obésité chez les jeunes gens», a déclaré M. Rubin. «Cela ne transformera pas les gros enfants en enfants maigres mais cela pourrait contrôler leur propension à prendre du poids».

«Et si l'on peut limiter la prise de poids chez les jeunes, on peut réduire leur risque de développer des diabètes ou des maladies cardiovasculaires plus tard», a-t-il ajouté.

Les scientifiques ne connaissent pas l'impact physiologique d'une vibration. Selon une hypothèse, elle pourrait causer la contraction et le relâchement des muscles, ce qui les renforcerait et exercerait une pression sur les os.

Les résultats de cette étude montrent que même à petites doses, le traitement supprime l'accumulation de graisse à la fois chez les jeunes rongeurs et chez les rongeurs qui ont tendance à prendre du poids en vieillissant.

La source: http://www.cyberpresse.ca/article/20071023/CPSCIENCES/71022135/5146/CPSCIENCES
 
 
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